Thèmes de la CPSC 2016

Une nouvelle culture d'élaboration de politiques et processus décisionnel fondé sur des preuves : horizons et défis

Le gouvernement fédéral met en œuvre une nouvelle culture et un nouveau style d’élaboration de politiques, y compris des engagements fermes en matière de processus décisionnel fondé sur des preuves (PDFP). Par exemple, il y a dans la lettre de mandat de la ministre des Sciences un engagement stipulant qu’elle doit « soutenir vos collègues des autres ministères dans leurs efforts de réinsertion des considérations scientifiques au cœur de notre processus décisionnel et de nos choix d’investissement ».

La CPSC continuera à participer activement aux discussions à l’échelle nationale sur ce sujet et à s’appuyer sur les succès du symposium de la CPSC de 2015. Ce thème explorera différents enjeux clés soulevés par l’engagement du fédéral en matière de PDFP, notamment ce qui suit :

  • Comment le PDFP devrait-il être mis en application au sein des ministères et organismes fédéraux, et dans les processus décisionnels du Cabinet?
    • A quel type de formation les fonctionnaires devront-ils participer pour pouvoir recueillir, analyser et structurer les preuves pour le processus décisionnel?
    • Quelles sont les compétences et pratiques qui pourraient être nécessaires aux collaborateurs non gouvernementaux en matière de politique publique?
  • Comment doit-on évaluer et analyser différentes catégories de données probantes?
  • Comment pourrait-on jumeler les preuves en matière de sciences sociales à celles en matière de sciences naturelles de façon plus efficace dans le processus décisionnel?
  • Quel devrait être le rôle des conseillers scientifiques dans la promotion du PDFP?
  • En quoi la promotion d’une culture scientifique canadienne de diversité, de transparence et d’ouverture améliorera-t-elle le processus décisionnel?
    • Les autres pays ont-ils des pratiques exemplaires?

Un nouveau programme d'innovation pour le Canada: Que bâtissons-nous?

Le gouvernement fédéral s’engage à développer un nouveau programme d’innovation et à restructurer ses programmes qui appuient les activités d’innovation à travers le Canada. « Tout au long de 2016, le gouvernement restructura et redéfinira la façon dont il appuie l’innovation et la croissance, en partenariat et en coordination avec le secteur privé, les provinces, les territoires et les municipalités, les universités et les collèges, et le secteur à but non lucratif. » L’objectif de cette nouvelle restructuration est de définir « une nouvelle vision pour l’économie canadienne : faire du Canada un centre de l’innovation mondial ». (Budget de 2016)

Par conséquent, ce thème se penchera sur les questions suivantes :

  • Que souhaitons-nous qu’un nouvel écosystème canadien de l’innovation accomplisse?
  • Quels sont les objectifs? Et quels sont les paramètres à utiliser pour mesurer les progrès (économique, social, environnemental)?
  • En quoi consistent une vision et une perspective d’innovation fondées sur des preuves?
  • Doit-on redéfinir ou élargir le rôle des gouvernements, des universités, des collèges, du secteur privé, et du secteur à but non lucratif au sein de cet écosystème?
  • De quelle façon doit-on établir le lien entre l’examen des programmes de soutien aux sciences fondamentales et la restructuration de notre écosystème de l’innovation?
  • Comment nous assurerons-nous que notre écosystème de l’innovation restructuré sera compétitif à l’échelle mondiale, et quelles leçons peut-on tirer des pratiques exemplaires au niveau international?
  • De quelle façon le nouvel écosystème de l’innovation assumera-t-il la gestion des technologies perturbatrices, et quels seront les impacts de ces technologies sur l’avenir?

Examen du financement de la science : Nouvelles visions et nouvelles orientations

Le budget 2016 prévoit un examen complet, par la ministre des Sciences, de tous les éléments du soutien fédéral à la science fondamentale au cours de la prochaine année. « Afin de renforcer les conseils subventionnaires ainsi que l’écosystème de recherche du Canada, l’examen visera les objectifs suivants :

  1. Évaluer les possibilités d’accroître l’incidence du soutien fédéral sur l’excellence en recherche au Canada et les avantages qui en découlent;
  2. Examiner la justification des cibles actuelles du financement des conseils subventionnaires et améliorer la cohérence du large éventail de priorités et d’instruments de financement du gouvernement fédéral en matière de recherche et développement;
  3. Évaluer le soutien accordé aux nouveaux chefs de file prometteurs dans le domaine de la recherche; et
  4. Prévoir une marge de manœuvre suffisante pour faire face aux nouvelles possibilités qui se présentent au Canada dans le domaine de la recherche, y compris de grands projets scientifiques et d’autres collaborations internationales. »

Cet examen est opportun. La nature de la recherche et le système de soutien fédéral connexe ont évolué de façon significative au cours des 25 dernières années. La CPSC 2016 constitue une occasion unique pour les intervenants d’examiner attentivement avec quelle efficacité notre système de financement compose avec les possibilités et les défis d’un écosystème de recherche de plus en plus sophistiqué et de fournir des conseils sur les améliorations futures. Les discussions de la CPSC sur ces enjeux guideront l’examen fédéral.

  • Organismes et programmes de financement : contexte, structure, gouvernance et efficacité des politiques
  • Principes et pratiques de l’évaluation par les pairs
  • Optimiser et évaluer les répercussions de l’investissement public en sciences
  • Investir dans les possibilités et priorités : politiques et pratique

L'énergie propre et les changements climatiques comme priorités mondiales : Répercussions pour le Canada?

L’Accord de Paris de décembre 2015 est le plus important accord sur le climat à ce jour, et est devenu le point focal mondial pour les mesures de lutte contre les changements climatiques. Le Canada fait parti des nations qui ont signé l’accord. Cependant, le respect des conditions de l’accord par le biais d’une transition vers un avenir énergétique plus propre et renouvelable, en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux, qui touche les sphères publiques, privées et de la société civile, présente des défis et des possibilités. Ceci soulève d’importantes questions que la conférence de la CPSC 2016 souhaite aborder avec les différents intervenants. Parmi les sujets abordés :

  • La transition du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone : quel est le rôle de la science?
  • La compétitivité grâce à la transition vers un avenir à faibles émissions de carbone : quelles sont les possibilités à l’épreuve des changements climatiques pour l’économie canadienne?
  • L’énergie propre et les changements climatiques comme priorités mondiales : répercussions pour le Canada?
  • Doubler les investissements en recherche et développement en matière d’énergie propre : qu’est-ce que cela signifie pour les secteurs de l’enseignement supérieur et privé du Canada?
  • La science ou les sciences en matière de changements climatiques? Repenser les disciplines physiques, naturelles et sociales en enseignement supérieur pour mettre l’accent sur la transition énergétique de façon transdisciplinaire.
  • Le plan d’action canadien pour stimuler l’innovation en énergie propre : quels sont les enjeux et les principales préoccupations?
  • Collaboration entre les experts en sciences et les groupes des Premières nations pour lutter contre les changements climatiques : quelles approches efficaces sont développées?

Le retour du Canada sur la scène internationale : comment la science peut-elle contribuer à la politique étrangère?

Le gouvernement du Canada a annoncé son retour sur la scène internationale. Idéalement, ceci se traduira par des rôles et engagements élargis. Étant donné l’importance grandissante des sciences et de la technologie dans les affaires internationales, le Canada peut tirer un énorme avantage de ses solides établissements scientifiques et de sa réputation à titre de puissance intermédiaire. La diplomatie scientifique peut jouer un rôle de premier plan quant au retour du Canada sur la scène internationale et un rôle prépondérant sur le plan politique et économique au sein des affaires internationales.

La CPSC continuera de prendre part à des discussions sur la diplomatie scientifique portant sur les sujets suivants :

  • Quel est le meilleur usage que l’on puisse faire de la science en matière de diplomatie et de commerce, et quelles sont les meilleures façons de tirer profit des synergies entre la science et la diplomatie?
  • Les sciences et l’innovation comme marque internationale du Canada
  • Quelle est l’empreinte du Canada dans la collaboration internationale sur des projets scientifiques et d’innovation, et quels sont les principaux écarts à combler d’un point de vue canadien?
  • Comment le Canada peut-il tirer pleinement profit de notre solide infrastructure scientifique pour bâtir le pays sur le plan international?
  • Quelle est la meilleure façon de renforcer notre système d’innovation grâce à un engagement international plus solide et efficace?

Formats

Format 1 – Discussions sur les livres verts

La discussion porte sur les questions soulevées dans les documents accessibles d’avance aux participants et catalysés par les répondants experts.

  • Temps total imparti – 90 min
  • Approche possible
    • Président/Modérateur pour présenter le contexte – 5 min
    • Auteur(s) du livre vert – 15 min (le document doit être accessible d’avance aux participants)
    • Répondants  – 3 @ 10 min chacun
    • Discussion – 30 à 45 min
    • Président/Modérateur pour orienter la discussion sur les prochaines étapes

Format 2 – Études de cas

Moyen d’apprendre à partir de diverses expériences liées à la question thématique – sources canadiennes et internationales.

  • Temps total imparti – 90 min
  • Panélistes – Président/Modérateur, plus quatre études de cas au maximum
  • Durée max. des exposés des panélistes – 60 min; 30 à 60 min à réserver pour la discussion

Format 3 – Discussions éclairs/du type TED

Moyen de faire participer jusqu’à huit participants, qui présenteront leurs points de vue sur une question précise associée à un thème, dans le cadre d’exposés très courts et très ciblés (assortis d’éléments visuels).

  • Temps total imparti – 45 ou 90 min
  • Participants et rôle
    • Président/Modérateur pour décrire la question et l’approche (5 min)
    • Six à huit présentateurs (5 min chacun, rigoureusement gérées) (40 min)
    • Discussion – 30 min
    • Répondant/Synthèse des questions – 10 min

Format 4 – Séance d’apprentissage interactif

Approche permettant d’engager les participants dans une activité participative/d’apprentissage pratique – dans n’importe quel format. Un exposé formel minimal peut être envisagé comme format.

  • Temps total imparti – 45 ou 90 min
  • Participants et rôle
    • Président/Modérateur pour décrire la question et l’approche (5 min)
    • Séance interactive – 35 à 80 min
    • Récapitulation – 10 min

Format 5 – Format de débat

Des panélistes experts ayant des opinions différentes mènent un débat pour donner des idées sur une question particulière. La séance sera rigoureusement modérée par un président/modérateur.

  • Temps total imparti – 45 ou 90 min
  • Panélistes – Président/Modérateur, plus quatre présentateurs au maximum
  • Durée max. des exposés des panélistes – 30 ou 60 min; 15 à 30 min à réserver pour la discussion

Format 6 – Format axé sur des questions

Des panélistes experts donnent leur opinion personnelle sur une série de questions au cours d’une séance interactive encadrée par le président/modérateur.

  • Temps total imparti – 45 ou 90 min
  • Panélistes – Président/Modérateur, plus quatre présentateurs au maximum
  • Durée max. des exposés des panélistes : 4 à 6 blocs de 10 à 15 minutes pour chaque sujet